Toiture, porche, calade et jardin de l’édifice qui abrita l’ermite vont être refaits avec l’appui du mécénat d’entreprise, début janvier Le chantier n’a rien de comparable à celui de la cathédrale Saint-Véran. Si la dimension et le budget sont d’un tout autre ordre, la symbolique est tout aussi importante. Certes, la chapelle Saint-Jacques, édifice classé monument historique, méritait bien une rénovation. Mais la future canonisation par le pape François du Bienheureux César de Bus prévue en 2021 a certainement accéléré le mouvement. L’ermite séjourna en effet dans cet édifice perché au sommet de la colline Saint-Jacques.
Ces travaux de restauration concernent la toiture battue par les vents et qui a souffert. Il sera aussi question de reprendre le porche, également endommagé par les intempéries mais aussi par la main de l’homme. Pour les spécialistes, « il s’agira non pas d’une grosse intervention mais d’une simple reprise ». La calade abritée par le porche sera aussi confiée aux maçons. La facture devrait tourner autour de 90 000€, en grande partie subventionnée par l’État via la Direction régionale des affaires culturelles, la région Sud et le Conseil départemental. Au final, il devrait rester à la charge de la ville un peu plus de 21 000€. Une charte éthique signée pour le jardin L’autre volet de ce programme concerne l’embellissement du merveilleux jardin de la chapelle. Sans être à l’abandon, il offre un aspect sauvage aux visiteurs. Il est ici question de créer des allées piétonnes, installer un éclairage à led, installer du mobilier et végétaliser. L’idée est d’offrir un lieu de sérénité, naturel au panorama exceptionnel. Un petit coin de paradis ! La particularité de ce volet est son financement. Il ne sera pas question de frapper à la porte des collectivités pour solliciter des subventions, pas plus qu’au porte-monnaie des contribuables. Le chantier du jardin va être entièrement pris en charge par le mécénat d’entreprise. Une première à Cavaillon qui a d’ailleurs conduit la commune à établir une charte éthique pour cette opération et d’autres qui pourrait surgir dans le temps. Pour les jardins de la chapelle Saint-Jacques ce sont plusieurs entreprises de travaux publics qui vont assurer le chantier gratuitement.

Un engagement pour leur ville qui au bout du compte offrira quelques contreparties « dont la valeur ne sera pas proportionnelle à celle du don effectué au profit de la collectivité ». Il s’agit de bien marquer le geste philanthropique des entreprises. Une charte éthique clairement définie dans son article 6 : « la ville s’interdit de recevoir des fonds ou des dotations de toute nature de la part d’organisations françaises ou étrangères, à caractère politique, syndicale, religieux ainsi que tous les fonds ou donations provenant de comptes abrités par des paradis fiscaux. » Voilà qui est clair ! Ce chantier qui débute en janvier devra être prêt pour la canonisation de César de bus dont on ne connaît pas encore la date exacte. Une chose est sûre, cette rénovation permettra de mettre en valeur ce joyau trop méconnu et aussi trop peu utilisé. Jean-Luc PARPALEIX