Charisme et spiritualité

« Que tous soient enracinés dans la doctrine chrétienne et la charité ; toute la perfection de notre Congrégation a pour fondement ces deux vertus ». La vie en communauté en vue de l’exercice de la doctrine chrétienne, c’est-à-dire l’annonce de la Parole de Dieu par une catéchèse accessible, compréhensible et proche de la vie des gens à qui elle s’adresse, constitue le charisme de la Congrégation.

Donc la vie en communauté, en vue de la mission apostolique et la pratique des conseils évangéliques, signe d’une union étroite avec le Christ et l’Eglise, sont les éléments inséparables qui caractérisent la consécration des religieux Doctrinaires.

En outre, leur fidélité créative au charisme comprend une manière particulière de sanctification et d’apostolat : elle se nourrit de la Parole de Dieu ou bien de la méditation, de la prière et de l’étude de l’Ecriture Sainte, de la Tradition et du Magistère, mais aussi de la façon d’accueillir les demandes et les exigences de vérité et de vie qui sortent du cœur des hommes de notre temps. Tout cela s’est enrichi, à travers les époques, du témoignage de confrères qui se sont illustrés par leur foi et leur sainteté et dans certains cas par la grâce du martyre.

Le charisme dont la Congrégation est porteuse vient du renouveau apporté par le Concile de Trente qui a été confirmé dans son originalité par l’esprit de Vatican II et par les multiples documents de l’Eglise qui insistent sur l’évangélisation et une catéchèse adaptée à notre temps.

 

La Congrégation, qui a survécue aux douloureuses vicissitudes de l’histoire est, aujourd’hui, présente en Italie, en France, au Brésil, en Inde et au Burundi.

Extrait de l’homélie du pape Paul VI le jour de la béatification du père César de Bus le 27 avril 1975 à Rome :

« Nous voulons parler des religieux et des prêtres adonnés à l’enseignement de la Doctrine chrétienne, c’est-à-dire à la transmission de la Foi et de la Parole de Vie. Comment ne pas mentionner les catéchistes, ces artisans de la première évangélisation missionnaire, et tous les jeunes volontaires qui, sacrifiant leur temps libre ils se consacrent à l’annonce de l’Evangile. A titre tout à fait spécial, la fête d’aujourd’hui est leur fête ».
« Nous admirons l’idée, nous admirons l’effort de ce nouveau Bienheureux et de son magistère qui désire divulguer et intégrer dans la mentalité communautaire la franche et authentique science de la religion. Elle est la méthode fondamentale et traditionnelle (elle rappel le Kérygme primitif) pour bien accueillir la Parole de Dieu, la révélation pour lui ouvrir la recherche de ses merveilleuses et inépuisables profondeurs, pour reconnaitre sa vertu éclairante et béatifiant, dirigée à la charité et à l’unité. Est une méthode vivante, moderne, actuelle ».

(Le même jour au récit de « Regina Coeli »)