Les Doctrinaires en Italie: une histoire brève… de 5 siècles

Le 28 avril 1664, les Doctrinaires de la Province d’Avignon, en France, ouvrent un collège avec enseignement de grammaire, rhétorique et philosophie à Sospel, village de montagne dans le diocèse de Vintimille. C’est ainsi que la Congrégation se Répand en Italie, et qu’en 1683 s’ouvrent deux maisons à Ivrée.
En 1701, c’est le tour d’un petit collège à Ferentillo, prés de Terni, s’en suivra l’ouverture d’autres collèges à Ronciglione(Viterbe) et à San Marino, des séminaires à Spoleto et Bevagna en Ombrie.
Fin 1706, la ville de Civitavecchia invite les Pères Doctrinaires à s’installer dans la ville alors qu’en 1710, à la demande du prince Pamphili, la Congrégation prend la direction du séminaire de Sainte Agnès, place Navone à Rome. Le séminaire avec la paroisse de Saint Nicolas des Couronnés sont les premières activités dans la Ville Eternelle. En 1726, Benoit XIII confie aux Doctrinaires l’église de Sainte Marie in Monticelli, dans le cœur de Rome. En fait, le Pape sait que dans le quartier “Regola” où se trouve l’église, il y a des personnes qui ont besoin d’une instruction morale et religieuse. C’est ainsi que naît la quatrième Province de la Congrégation, dite “Romaine” comprenant toutes les maisons dans les Etats Italie de l’époque: le royaume de Savoie, celui de Naples et l’Etat Pontifical. En 1725, Benoit XIII afin de favoriser le développement des institutions de la Doctrine Chrétienne, de sa propre initiative et selon son pouvoir, aves l’accord des intéressés, unit la Congrégation de Naples à celle d’Avignon. Le Pape détache de la Province ‘Avignon tous les collèges situés en deçà des Alpes: les maisons de Ferentino (VT), Ronciglione (VT), Civitavecchia (RM), San Martino, Sospel (aujourd’hui en France), Ivrée (TO), les séminaires de Bevagna et Spoleto en Ombrie et, en 1726, la Maison de Sainte Marie in Monticelli à Rome et il les unit aux maisons de la Congrégation de Naples qui se trouvent à Laürito (SA), Laüreana(SA), Sorbo (AV), San Giovanni in Galdo(CB) et Caserte formant ainsi la Province Romaine. Le Pape établit que le Père César soit reconnu comme l’unique fondateur de la Congrégation appelée “Clercs Séculiers de la Doctrine Chrétienne de Avignon”.

En 1747, la Congrégation s’agrandit avec des maisons de Sant’Agata in Trastevere, Velletri (RM), Palestrina(RM), Orvieto (Tr), Segni (RM), Rocca Massima (LT) et Ariccia (RM).

L’Arrivée à Pontecorvo

L’église de Saint Marc

Le soir du 22 juin 1739, deux Pères et un Frère partent de la maison de Sainte Marie in Monticelli à Rome, à destination de Pontecorvo (FR). L’évêque d’Aquino et Pontecorvo, Mgr Giuseppe De Carolis, après s’être informé auprès de l’évêque de Spoleto dans le diocèse duquel les Doctrinaires dirigent deux séminaires, décide de confier aux Pères le séminaire épiscopal. Ils acceptent rapidement la proposition d’ouvrir une école publique et, c’est à cet effet que, la communauté se trouve enrichie de 2 autres Pères et d’un Frère.
En 1740, ils introduisent la dévotion à “Notre Dame des Douleurs” et ils fondent la Confrérie qui en porte le nom et que l’évêque approuve quatre mois après. En 1745 on leurs confie aussi la paroisse de Saint Marc, à laquelle on joint la toute proche paroisse de Saint Michel Archange. Les Pères s’engagent à construire une nouvelle église et un collège. La nouvelle église est terminée en 1785, dans laquelle on dédie un autel à la “Madone des Douleurs” en honneur de qui on célèbre un office tous les vendredis et, de manière plus solennelle, un septénaire chaque année en septembre, avec une procession. L’évêque Lucibello, après avoir visité la communauté en 1819 écrit au Supérieur Provincial des Doctrinaires: «Je m’en repars édifié par la conduite de ces excellents ecclésiastiques. Ils forment la plus belle partie de mon clergé». Dan l’église de saint Marc on invite à prêcher Saint Leonard de Port Maurizio, et en 1849, Pie IX est accueilli avec grande joie par les Doctrinaires. Pendant la deuxième guerre mondiale les bombardements allaient détruire l’église et le collège. Les Pères choisirent de rester parmi les gens, exposés aux risques d’effondrement et aux intempéries causés par la pluie et l’épidémie de la malaria, apportant le réconfort aux survivants. Le Père Cesare Centanni, curé et les Pères Quattrino, Conte et Centi évacuèrent immédiatement les décombres et s’attelèrent à la reconstruction de l’église, du collège et de la maison paroissiale.
Les bombardements permirent de redécouvrir une pierre marquée “PPPPP 1754” c’est-à-dire “Primi Patres Primam Petram Posuerunt 1754”, ainsi qu’une autre pierre sur laquelle est écrit “PP. DC 1754” c’est-à-dire “Patres Doctrinae Christianae 1754”.

Arrivée à San Damiano D’Asti

Les lois jacobines, la confiscation des biens des religieux de la part de l’Etat et la suppression de la religion obligent les Pères de la Province du Piémont survivants à utiliser leurs dernières économies pour acheter une maison à San Damiano D’Asti. Dans cette maison, appartenant aux Comptes Nuvoli, avait eu lieu en 1870 la rencontre entre Don Giovanni Bosco et le futur cardinal Gamba que le Saint avait accueilli en tant qu’enfant dans son oratoire à Valdocco.
En 1885, le Père Giuseppe Giacobbe est nommé vice-recteur de ce nouveau collège qui sera le point de départ d’une “floraison” de vocations au bénéfice non seulement de la Province Piémontaise mais également pour toute la Congrégation. On édifie également à San Damiano une église consacrée à la Vierge des Douleurs, patronne principale de la Congrégation. A coté de l’église, on restaure le palais qui servira de maison pour les novices.

Craviano, hameau de Govone, Asti

En 1895, les Pères achètent un couvent des capucins à Craviano et le Père Giacobbe fait en sorte que ce bâtiment devienne le siège des postulants de la Province.

Début du XX siècle. De San Damiano à Turin

Paroisse de Jésus Nazaréen. Turin

Le Père Giacobbe pense que pour pouvoir mieux soigner la formation intellectuelle, il est préférable d’avoir une maison à Turin…et la Providence l’aide en cela.
Quelques années auparavant un événement extraordinaire était arrivé dans l’église de Santa Maria in Monticelli à Rome: un tableau qui représentait Jésus Nazaréen avait ouvert plusieurs fois les yeux. Cela c’était passé en 1854. On avait transféré le tableau sur le maître-autel de l’église pour des célébrations solennelles. Apres les démarches qui s’imposait auprès du Vicariat de Rome, le 17 octobre 1854, le Cardinal Costantino Patrizi, Vicaire de Rome, avait rendu le décret suivant: «Nous avons décrété, décrétons et jugions être vrai le mouvement des yeux dans l’image de Jésus Nazaréen vénéré dans l’église de Santa Maria in Monticelli, attesté et à mettre au compte des œuvres prodigieuses de Dieu tout puissant et par conséquent au-dessus de l’ordre naturel. Cela pour la plus grande gloire de Dieu et pour une dévotion grandissante envers le très Saint Rédempteur Notre Seigneur Jésus Christ, nous autorisons la publication de ce fait religieux et sa divulgation».
C’est pour cela que le Père Tommaso Lanza, supérieur général de la Congrégation suggère au Père Giacobbe de dédier la future Eglise de Turin à Jésus Nazaréen et c’est ce qu’il fut fait. Le 24 novembre 1904 on pose solennellement la première pierre et, un an après, le Père Giacobbe est nommé curé de la nouvelle paroisse, la seule en Italie à porter ce nom. Pendant la deuxième guerre mondiale l’habitation des Pères et l’église paroissiale sont plusieurs fois touchées par des grenades incendiaires lors des bombardements aériens. Les bombes arrachent portes et fenêtres, endommagent murs et plafond mais l’église reste debout.

Dans les années ’30 du siècle dernier arrivé à Varallo Sesia

Dans les ‘30 les Pères s’installent dan la Val Sesia. En 1928 le Père Francesco Raspino, invité par le maire De Marchi, au coté du chanoine Belletti, accepte la direction du “Collège Civic D’Adda”. Le “gymnase” (classes correspondant à la 3e e 2de française) avait été fermé faute d’élèves et le collège avait subi le même sort. Avec une foi profonde, le Père Raspino les rouvre progressivement et ils se repeuplent. En 1935 le Père Raspino demande la collaboration directe des Doctrinaires. Deux ans plus tard, on obtient la reconnaissance par l’Etat du gymnase, une reconnaissance plutôt rare pour l’époque et, en 1937, les Doctrinaires entrent officiellement à Varallo Sesia, avec un contrat officiel de gestion du collège. Le Pères entreprennent tout de suite une œuvre éducatrice qui implique toute la Valsesia: ils fondent des collèges et lycées dont ils obtiennent la reconnaissance légale; à partir de 1947, ils créent d’autres écoles à Borgosesia. Les collèges et deux lycées: le lycée classique à Varallo et le lycée scientifique de Borgosesia, par leurs création et leur développement témoignent de la foi active des Doctrinaires avec la collaboration efficace de l’autorité civile.
En plus de ces écoles, en 1948 à l’initiative de la Commune, le collège crée l’Ecole Technique Commerciale qui en 1953 est transformée en Ecole Technique d’Etat et est à la base de l’Institut Professionnel Hôtelier. La perspective d’un long séjour à Varallo permet aux Pères de destiner à un séminaire, le terrain situé à Orelli, donné par le Père Raspino, où l’on forme des générations de Doctrinaires. Deux Pères, en particulier, dépensent beaucoup d’énergies dans de telles œuvres: Felice Morero, qui soutenait la Resistance est signalé aux troupe d’occupation fascistes est torturé et le Père Enrico Allovio qui, au moment où la presse était muselée par le régime et devait faire preuve de flagornerie a du endurer d’incroyable intimidations, persécutions et menaces; dans les colonnes du journal catholique de la Valsesia il continue à faire briller la lumière de la vérité qui éclaire le chemin de la liberté. Bien d’autre Pères demeurent des références pour les jeunes générations: il suffit de citer les Pères Mazzucco, Gallino, Tonin, Zacquini.

A Salerne, l’Eglise de la Sainte Famille, projet de l’architecte Paolo Portoghesi et les Editions Doctrinaires

L’Eglise de la Sainte Famille

Le 20 mai 1955 le Vicaire Général de l’Archidiocèse de Salerne don Antonio Balducci au nom de l’Archevêque Nicola Monterisi, écrit au Supérieur des Doctrinaires et l’invite à «ouvrir une maison religieuses dans cette ville, précisément dans le hameau de Fratte…Monseigneur l’Archevêque offrirait aux religieux un petit couvent en bon état et assez grand pour accueillir plusieurs religieux avec l’église attenante qui actuellement accueil la paroisse». Le 5 août 1935, l’évêque signe l’acte de cession de «l’église de la Sainte Famille sise à Fratte de Salerne avec ses dépendances et le couvent qui y est accolé moyennant une messe mensuelle, juste clause imposé par le donateur du terrain sur le quel se dressa l’église… le Curé sera nommé par l’Evêque sur désignation du Rv.issime Prévôt Générale». Le Supérieur Général Giuseppe Rori signe pour les Doctrinaires.

Dès le premier jour de leur présence dans la paroisse, les Pères travaille avec enthousiasme et se consacrent à l’élévation spirituelle des fideles avec un soin particulier pour les petit et les jeunes, pour l’enseignement du catéchisme, par divers initiatives et activités à caractère religieux, social et formateur comme en témoigne la victoire, pendant plusieurs années, du Fanion Diocésain à la fin de l’année de catéchisme. Dans la paroisse de Salerne, le 11 décembre 1950, est ouverte dans les locaux de la salle paroissiale, la maternelle qui accueille les enfants à partir de 4 ans sous l’autorité d’une institutrice et d’aide maternelle avec un service de repas à midi, grâce à une contribution minime de la part de certaine familles plus aisées, des subventions annuelles importante de la part de l’Education Nationale et surtout grâce à la générosité de la population. Elle restera dans ces locaux jusqu’à la fin d’octobre 1957 pour aménager dans le nouveau siège, rue Calata San Vito, construit en quatre ans, après maints arrêts et reprises des travaux. Au début des années ’60, est inauguré au rez-de-chaussée de la maternelle de la rue Calata San Vito un cinéma paroissial fréquenté par de nombreuses familles. La deuxième guerre mondiale provoque destruction et victimes: la maison et l’église paroissiale de Salerne sont plusieurs fois bombardées durant les combats, mais les dommages les plus graves sont provoqués par les explosives qui font sauter le pont attenant au presbytère.
En 1964, à Salerne les Editions Doctrinaires voient le jour. L’âme et le pionnier de cet apostolat catéchétique est le Père Alessandro Iadecola. L’entreprise démarre dans les locaux de la vielle église avec la ronéo de la feuille “Le Dimanche”, qui relate la vie de la paroisse. Apres l’achat des premières machines l’activité typographique continue avec des imprimés et du matériel didactique pour le catéchisme dont le prix bas et le côté pratique contribuent à orienter ver les Pères Doctrinaires de nombreux curés qui trouvent dans ces publications une aide précieuse pour le catéchisme paroissial. Le résulta est que le nom de la Congrégation n’est plus inconnu dans la région, c’est ce qui écrit le Père Roberti: «prêtres et laïcs connaissent notre activité, les évêques de la zone la louent et bénissent l’œuvre».
Les initiatives éditoriales se multiplient: en plus des livres, opuscules, cahier pratiques, veille bibliques, images et autres imprimés, naît la revue mensuelle “Voiles au Vent”; on imprime un calendrier mural avec vue sur la terre de Jésus envoyé à tous les évêques, les curés et les centre de catéchisme en Italie et même au Saint Père qui envoie sa bénédiction. On imprime un cahier de textes, unique en son genre, avec la photo de la province de Salerne, applaudi par le Ministre du Tourisme et d’autres Organismes. Enfin la revue “Modèles et Sport”, diffusée à l’échelle nationale est envoyée contre échange avec d’autres revues et par abonnement dans de nombreux Pays du monde. Autre œuvre importante à Salerne: la construction de l’église de la Sainte Famille, au début des années ’70. Le projet est confié à l’ingénieur Vittorio Gigliotti qui l’exécute en 1969 avec la collaboration de l’architecte Paolo Portoghesi. Le 8 décembre 1971, l’archevêque de Salerne, Gaetano Pollio bénit la première pierre de cette nouvelle église si ardemment désirée par le Père Nicola Roberti qui l’ouvre au culte le 1 juin 1974, quoi que privée de son dallage qui sera réalisé en 1984.
Depuis 1988, les Editions Doctrinaires ont été transférée dans leur nouveau siège à Pellezzano et continuent à être une réalité éditoriale au service de la pastorale et du catéchisme. Leur direction a été confiée au Père Francesco Gatto et ensuite au Père Franco Mangili. En 2005, Monseigneur Gerardo Pierro, archevêque de Salerne, lors de la concélébration des 70 ans de la présence des Doctrinaires dans le diocèse, des 40 ans de la création des Editions Doctrinaires et des 30 ans de l’inauguration de la nouvelle église de Fratte dit ceci: «Un bon nombre de nos paroisses ont pu bénéficier des fruits de leur engagement, de cette médiations catéchétique dont ils furent les initiateurs lorsque sortirent les premiers catéchismes de la CEI (Conférence Episcopale Italienne) vis-à-vis desquels n’étaient pas tous à l’aise. La médiation que le Père Alessandro, à travers les édictions, effectua, servit à nos communautés et c’est de cela aussi, au nom de tout le diocèse que je veux dire de tout cœur: merci!» Pour soutenir l’œuvre éditoriale en 2013, les Pères agrandissent leurs locaux à Pellezzano et ouvrent une boutique pour la diffusion de livres et articles religieux.

Le collège de Saluces (Saluzzo)

Église de Saint Bernard. Saluces

En 1936 est confié aux Doctrinaires le collège communal de Saluces, à l’initiation de marquis Carlo Carretto, podestat et de l’évêque de Saluces, Monseigneur Oberti, qui confie également aux Pères l’église rattachée de Saint Bernard. Le but du collège est d’aider les jeunes, de leur offrir une atmosphère familiale et les habituer à étudier pour les diriger vers le premier cycle, le deuxième, les lycées, les écoles techniques, les écoles magistrales et commerciales. Des jeunes de la campagne, des centres urbains et même de Turin affluent au collège. Sous la direction des Doctrinaires, parmi lequel on rappel les Pères Raspino, Allovio, Battaglio, Morero, Francone, Amerio, Rolando, Sticca, Squillari et Tonin, s’amorce une mission d’éducation chrétienne et intellectuelle.

La paroisse de Rome, dans le quartier Tombe de Néron

église paroissiale S. Andrea ApostoloEn 1939, Le Vicariat de Rome propose aux Doctrinaires la charge spirituelle du faubourg dit Tombe di Néron qui n’était pas encore paroisse. Apres l’acceptation de la proposition, la communauté religieuse est formée autour du Père Giovanni Delpero, vicaire économe, du Père Carmine Conte et des frères Raffaele Piccolo et Carlo Rey. Le Père Orlando Visconti arrive quelques mois âpres en tant que vicaire. En 1940, débutent les travaux de construction de l’eglise et de la maison paroissiale. L’inauguration a lieu le 11 octobre 1941. L’Osservatore Romano du 17 octobre suivant relaté ainsi l’événement: «Monseigneur Francesco Pascucci bénit la nouvelle église paroissiale Sant’Andrea Apostolo, il est reçu sur le seuil du bâtiment par les autorités civiles locales et par les Pères Doctrinaires en présence de leur Supérieur Général, le Père Giuseppe Rori. Apres le discours de l’Excellentissime Célébrant, a eu lieu la procession eucharistique depuis l’église des sœurs Ursulines de Gandino jusqu’à la nouvelle église, suivie de la bénédiction du très Saint Sacrement. La nouvelle église est construite dans un style rustique propre au faubourg, composé essentiellement de fermes éparpillées dans la vaste campagne romaine».
Le premier curé nommé le 17 février 1944 est le Père Agnello Simonelli. La Deuxième Guerre Mondiale a causé le départ de plusieurs Doctrinaires pour le front et a gravement endommagé les maisons. L’église paroissiale de Saint Andrea a été aussi frappée par plusieurs tires de canon.

Vigevano, le collège Negrone et la paroisse Christ Roi

Le 12 août 1954, les Doctrinaires entrent dans le collège Negrone de Vigevano (PV), appelé par l’évêque Luigi Barbero. Le collège qui possédé un imposant édifice avec de vastes cours, a été construit par la veuve Negrone pour accueillir la jeunesse ouvrier de Vigevano. Dans la même ville en 1962, durant la faite du Christ Roi, début de la présence des Pères dans la paroisse du même nom.

A San Remo, le collège de la Villa Magnolias

En 1957, le 28 juin, pour la fête du Sacré Cœur, le Supérieur Général des Doctrinaires va à San Remo pour recevoir la belle “Villa Magnolias” dans l’intention d’ouvrir un nouveau collège avec une école secondaire. L’évêque de Vintimille, Monseigneur Agostino Rousset écrit au Père Général: «Nous donnons tres volontiers notre approbation à l’ouverture à San Remo d’un collège internat masculin et d’une école secondaire reconnue de façon officielle au bénéfique des jeunes étudiants, de la part de la Congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, à laquelle nous souhaitons un heureux avenir spirituel».

En Sicile, à Vittoria, Santa Maria Goretti, Notre Dame de l’Assomption et Saint Esprit

En 1967, la Congrégation ouvre une nouvelle maison en Sicile, dans le diocèse de Ragusa, bien accueillie par l’évêque Francesco Pennisi, par la population et le clergé en particulier par Monseigneur Carmelo Ferraro, archiprêtre de Vittoria et par Monseigneur Giuseppe Cali, prêtre du Très Saint Rosaire, qui la reçoit généreusement. On confie aux Pères Carmelo La Bella et Ludovico Santoro la paroisse de la Madonna des Larmes.

Eglise paroissiale de Notre Dame de l’Assomption

Ensuite on confie au Père Santoro la paroisse en construction de Sainte Maria Goretti et au Père La Bella celle de Notre Dame de l’Assomption. Plus tard ayant quitté la paroisse de Santa Maria Goretti, l’évêque monseigneur Angelo Rizzo confie à la Congrégation la nouvelle paroisse du Saint Esprit.
Les Pères se consacrent avec passion et dévouement à l’annonce de l’Evangile et au ministère sacerdotal. S’y ajoute un engagement d’enseignement scolaire et un accompagnement de formation religieuse dans le cadre culturel de la ville. Divers confrères exercent leur mission dont Père Dario Liscio, Père Carmelo La Bella et Père Ludovico Santoro que la municipalité à fait citoyens d’honneur pour leur grand engagement envers la population. Durant le mandat du Père Dario (en présence du Général Rinaldo Gasparotto) la Municipalité donna le nom du Bienheureux César de Bus, fondateur des Pères Doctrinaires à une place. La même Municipalité a voulu aussi donner le nom du Père Liscio à une place, âpres la brusque disparition de celui-ci. De l’œuvre catéchétique de ces saints prêtres sont nées vocations.

Grosseto et le Très Saint Crucifix

En 1974, la Province Piémontaise ouvre un nouveau chantier à Grosseto, accueillant la gestion de la paroisse du Très Saint Crucifix, d’un demi-pensionnat, d’un centre pour les jeunes et de l’enseignement dans l’école publique. Pour cette mission le Conseils de la Province désigne le Père Pasquale Amerio, supérieur et curé, le Père Ugo Costa, le Père Francesco Gatto et le profès Lorenzo Rossit.

Le patronage à Mazzarino

En 1978, les doctrinaires entament une nouvelle activité à Mazzarino, dans la province de Caltanisetta. Les Salésiens qui gèrent un patronage décident de le fermer. Le 2 avril 1978, l’Inspecteur de Sicile des Fils de Don Bosco en personne, va accueillir à la gare de Catane les doctrinaires Ernesto Ferrero et Gino Bertan. Apres une brève collation, les Pères partent pour Mazzarino où, à midi, ils célèbrent une messe avec l’évêque du diocèse de Piazza Armerina, Monseigneur Sebastiano Rosso. Ensuite ils vont visiter la nouvelle maison. Il s’agit d’un patronage avec salles, portique et théâtre-cinéma de plus de 600 places. Les gens les accueillent avec beaucoup de joie et de générosité: l’apostolat démarre aussitôt. Vers la fin avril, les Pères Gian Mario Readaelli, Carmelo la Bella et le Frère Vincenzo Arcadipane les rejoignent.